Musée de la faïence et de la batellerie

Le Musée du Vieil Auvillar et visites commentées du Centre historique
Ouverture  du Musée (Faïence, Arts, Traditions Populaires et Batellerie) :
du 15 avril au 15 octobre, tous les jours de 14h30 à 18h30(sauf le mardi).
du 16 octobre au 14 avril, le week-end uniquement de 14h30 à 17h30.
 
Tarif entrée musée : 3€/personne (gratuit jusqu’à 12 ans).
Fermé en décembre et janvier  ou sur R.D.V.  ainsi que pour les visites commentées.
Qui de mieux placé qu’un Auvillarais  pour faire découvrir son  beau village et son musée!!
L’association des Amis du Vieil Auvillar gère le musée depuis 1930 et organise les visites commentées de tout le patrimoine auvillarais.
 
Tarif visites commentées : 5€/ personne (groupes de 10 personnes minimum).
Paiement sur place par chèque ou en espèces.

Renseignements à l’Office du Tourisme Intercommunal :
Tel : (+33) 5 63 39 89 82 Mail : ot-auvillar@cc-deuxrives.fr
Ou au Musée :
Tel : (+33) 7 82 86 66 15 Mail : contact@auvillar.museum

Pour acheter le livre de l'exposition sur la faïence d'Auvillar (Belleperche 2015) : 15€ + frais de port :
http://auvillar.museum/la-boutique/

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Vente du catalogue de l'exposition de 2015

Le catalogue qui accompagna l’exposition de Belleperche en 2015 est le fruit de plusieurs dizaines d’années de recherches par Jean Darrouy, aidé par Jean-Michel Garric, conservateur du Musée des Arts de la table à Belleperche, et Francis Sohier, des Amis du Vieil Auvillar.
Véritable livre d’histoire des fabricants auvillarais, avec toutes les photos des 384 pièces exposées et les explications techniques, en plus de 200 pages, ce livre est en vente au musée des Art de la Table à l’Abbaye de Belleperche, et au musée d’Auvillar. Le prix est de 15€.

Pour l’envoi par la poste, ajouter les frais de port et suivre les instructions ci-dessous pour le paiement.

Livre catalogue de l’exposition de 2015

Vous avez la possibilité d’envoyer votre chèque à :
Les Amis du Vieil Auvillar
Chez Mme Lacoste
3 Lotissement Poutantan
82340 Auvillar
Précisez votre nom, prénom et adresse postale. 15€ + frais de port (voir ci-dessous)

Frais de port :
– envoi avec N° de suivi : 9€ pour 1 exemplaire.

Vente du nouveau livret « Garonne…si tu pouvais parler », du Musée de la batellerie édition 2016. 71 pages avec photos, plans, explications.

Livret "Garonne, si tu pouvais parler"


Tarifs : 8€ le livret + port 4,60€ en lettre suivie ou 4,20€ en lettre ordinaire.

Vous avez la possibilité d’envoyer votre chèque à :
Les Amis du Vieil Auvillar
Chez Mme Lacoste
Lotissement Poutantan
82340 Auvillar
Précisez votre nom, prénom et adresse postale. 8€ + frais de port (voir ci-dessus)

La faïence d'Auvillar

La faïence créa la principale richesse d'Auvillar. La ville eut plus de 2000 habitants et vers 1800, on comptait de 300 à 400 potiers.
La faïence d'Auvillar, solide sans être fine, bien résistante au feu, avait l'ambition au 18ème siècle d'imiter le Rouen ou le Gênes, soit en utilisant certains motifs décoratifs polychromes Rouennais, soit en pastichant les couleurs italiennes.
Auvillar produisit exclusivement de la faïence de grand feu, avec décor, sur émail cru. Cet émail d'oxyde de plomb posé en couche épaisse, couleur blanc cassé, venait de Bordeaux.. Les émaux de décor employés, étaient essentiellement le bleu de cobalt, le vert de cuivre, le violet de manganèse, le jaune d'oxyde de fer et le rouge dit " orangeat " de Thiviers. Le décor était exécuté à main levée le plus souvent; au poncis pour les grandes séries et au pochoir à partir de 1830.
Vers 1820, les fabriques utilisaient en plus de la terre d'Auvillar, annuellement : 12 tonnes de sable de Marsac, 3,5 tonnes d'oxyde de plomb, amenés de Bordeaux et 400.000 " bourrées " de bois des alentours.
Vers 1820, la production annuelle était de : 960.000 assiettes, 60.000 soupières, 60.000 plats, 60.000 cafetières, 60.000 casseroles, soit 1.200.000 pièces de faïences ou poteries. Ces pièces partaient du port d'Auvillar, par bateaux entiers, et vendus dans les foires en suivant les cours d'eau, jusqu'à Bordeaux. Puis, elles étaient exportées vers l'Angleterre et les colonies.
La fin du siècle voit le déclin de la poterie dès 1860 et le dernier four s'éteindra en 1905. Ce sont ces faïences des 18ème et 19ème siècle qui firent la gloire et font encore la renommée d'Auvillar et suscitent l'intérêt des collectionneurs.
Les poteries d'Auvillar peuvent-elles se réclamer d'une origine gallo-romaine ? Aucun document ne le confirme, mais diverses raisons la rendent plausible. Dans la région montalbanaise, une petite localité, Cosa, est déjà célèbre à cette époque pour ses poteries, et l'on sait qu'il y a de nombreux échanges entre les deux localités. De plus, d'anciennes alluvions constituaient une bonne terre de poterie et les nombreux bois qui recouvraient la région facilitaient l'alimentation des fours.
A la fin du 18ème siècle et pendant tout le 19ème siècle, de nombreuses  fabriques sont installées à Auvillar, on en compte 7 en 1834, 12 de 1811 à 1834 qui réunissent 300 à 400 potiers parmi lesquels des tourneurs flamands, saxons, céramistes italiens. C'est l'apogée de la faïence auvillaraise.
On peut les admirer au musée d'Auvillar.

Faaiences d'Auvillar

Histoire de la faïence à Auvillar

Les fabriques

En 1689, 1699 et 1709, Louis 14 promulgue les lois somptueuses, ordonnant l'envoi à la fonte de la vaisselle d'orfèvrerie pour renflouer le trésor royal. Le besoin de remplacer ces services disparus provoque l'éclosion d'une multitude de petites fabriques.
On a relevé l'existence d'une quinzaine de fabriques à Auvillar entre le 18 et le 19 ème siècle. La plus ancienne et probablement la plus importante est celle des Ducros établie place Saint-Pierre. Vers 1750, le fils d'un marchand potier auvillarais, François Ducros, décide d'ouvrir une fabrique de faïence. Il eut 6 enfants, dont un seul, Guillaume, embrassa sa profession et s'associa avec son père. Lui-même eut un fils prénommé François et s'associèrent aussi à leur tour. Ayant d'abord fait fortune dans un premier temps, celui-ci subit de lourdes pertes et dut céder une partie de sa fabrique ( 1834 ) à un confrère auvillarais, Joseph Castex Charmes, avant de lui vendre entièrement ( 1844 ). La fabrique Ducros fonctionnait encore en 1861 sous la direction de Maxime Astex âgé de 63 ans.
La seconde fabrique d'Auvillar sera celle du Port créée par un tourneur en faïence originaire de Bruges, Henri-Joseph Lendeveert, arrivé à Auvillar en 1785. Il commence à travailler à la manufacture Ducros et épouse une jeune auvillaraise et fonde sa propre fabrique en 1788. La veuve Lendeveert assure la direction jusqu'en 1820 où elle sera achetée par Pommarède auquel sa veuve succèdera pendant 30 ans. En 1850, cette fabrique est vendue à Isidore Verdier qui l'exploitera avec son fils jusqu'en 1875, mais l'ayant convertie en usine à tuile à crochet vers 1861. Les crues successives de la Garonne provoque sa fermeture en 1875.
Celle de la rue Jonqua fondée en 1785 par Antoine Serres sera successivement la propriété de 5 familles différentes et fermera définitivement ses ateliers en 1903. Celle de la rue de l'Argenterie, créée vers 1780, restera la propriété des Verdier et ferma ses portes vers 1850 davant la concurrence bordelaise. Les fabriques de Mondou et de Lanse, qui commencent leur activité à la fin du 18ème siècle, appartiennent aux Taillard; elles fonctionneront jusque vers 1850 et 1860. La fabrique de Marchet ( 1805-1876 ) appartenait aux Castex. Les autres,eurent seulement quelques décennies d'activité au 19ème siècle.